Une aventure de Kit Carson

Publié le par kit.2000

Les Cheyennes sont sur le sentier de la guerre… Le fort Wild ne pourra résister à une attaque. Je décide de demander l’aide des Tonkewas, mes amis. En chemin je surprends Jud Wheeler l’homme de confiance de Scranton un trafiquant, qui apporte du whisky aux Cheyennes… Wheeler est en pleine transaction avec le chef Cheyenne Couteau de Fer. Il faudra beaucoup de sac d’or au chef pour l'échange contre des fusils, J'entends la conversation des deux hommes, cependant j’aperçois dans le fourgon de Wheeler des barriques de Whisky ! De ma cachette je tire sur les barriques pour percer ceux-ci et en libérer le liquide si convoité par les indiens. Effrayés les Cheyennes et Wheeler ripostent. Le Whisky s’écoule de plus en plus vers un feu de camp. Je tire dans le feu projetant des brandons enflammés dans l’alcool qui prit feu aussitôt, brulant par la même occasion le fourgon. Au moins ce Whisky ne fera plus de mal aux Cheyennes. L’attelage du fourgon effrayé, part au galop renversant tout devant lui, les traits se rompent et le fourgon se renversa dans les flammes.  Je saute en selle, mon travail est terminé, il vaut mieux ne pas trainer dans le coin. La stupeur est passée chez les Cheyennes et me prennent en chasse. Je pris rapidement de l’avance sur mes poursuivants mais devant moi se creuse un précipice au fond duquel rugit un torrent. Les cris de mes poursuivants commencent à me parvenir, je fais franchir par un bond puissant le torrent à mon cheval. Pendant ce qui parut un long moment, mon cheval et moi-même nous nous retrouvons  dans le vide, nous sommes trempés d’écume. Enfin, nous arrivons sur la terre ferme dans une pénombre verdâtre d’une profonde caverne. J’espère seulement qu’aucun de ces indiens ne connaisse cette caverne. Heureusement, les Cheyennes ne connaissent pas l'existence de la caverne et je peux entendre leurs cris de fureur et de dépit. J’entends Wheeler exclamer !

<< Inutile de continuer si Carson s’est engagé dans le torrent, à mon avis, il nous a faussé compagnie ! >>

    D

 

Pendant ce temps à Fort Wild, le Sergent Kowaks lit les avis affichés, une patrouille aux ordres du Sergent Benson doit aller à la rencontre  d’une autre patrouille qui escorte la paye de la garnison. Kowaks se dirige vers les écuries avec un plan malsain en tête. Dans un box il découvre un piège à loup, qu’il positionne à coté du cheval de Benson. Lorsque Benson et ses hommes se préparent à partir, la première partie du plan de Kowaks se réalise à la perfection. Benson est pris dans le piège, le Sergent Kowaks n’est pas loin.

<< Un piège à loup ! Quel est l’idiot qui a laissé trainer un piège grand ouvert ? >>

 Les hommes de Benson sont décontenancés. Le docteur examine la jambe du Sergent Benson. La blessure est trop profonde pour monter sur son cheval. Le Lieutenant Hanson demande à Kowaks de remplacer Benson pour remplir la  mission. Le plan de Kowaks a réussi et le lendemain à midi il rencontre la patrouille venant du Fort Long. Après un repos les deux patrouilles rebroussent chemin, leur mission à moitié accomplie.

Alors que le Lieutenant Hanson commande la halte pour le bivouac du soir, Kowaks s’approche de lui l’air inquiet.

<< Excusez moi Lieutenant, ne nous sommes nous pas trompés de route ? >>

<< Non Sergent, nous suivons une route indiquée par Carson. Nous espérons ainsi tromper les Cheyennes s’ils veulent nous tendre une embuscade ! >>

Kowaks commence alors par choisir pour monter la garde, un homme sachant qu’il possède une gourde de whisky. Pieds nus, il s’avance silencieusement vers la sentinelle et l’assomme. Il répend le contenu de la gourde sur les vêtements du malheureux soldat Jackson. Il veut que le Lieutenant croit à la saoulerie du soldat. Prenant une scie, il se met à découper un des rayons d’une roue du fourgon de la patrouille, puis il prend un gros morceau de viande dans le fourgon qu’il jette dans un ravin proche.

Le plan du Sergent Kowaks se réalise encore une fois comme prévu. A l’aube, furieux, le Lieutenant Hanson  lève ses hommes et ne veut pas écouter les explications du soldat Jackson. Il put l’alcool et en plus il manque de la viande, ce qui l’énerve particulièrement. La patrouille reprend la route. Les busards sont attirés par la viande et attirent à leur tour les indiens. En voyant les restes de la viande et plus loin les traces du fourgon, les Cheyennes découvrent que les tuniques bleues ont campé dans ces lieux. Il faut prévenir Couteau de Fer leur Chef.

 Alors que Kowaks commence à penser que son plan a échoué, le conducteur du fourgon pousse un cri…

<< Les Cheyennes Lieutenant ! >>

<< Mettez les chevaux au galop ! >>

La poursuite commence, inférieurs en nombre, les soldats s’élancent au galop. Le fourgon saboté se retourne. Les soldats qui conduisaient le fourgon, sautent à terre et grimpent sur les chevaux derrière deux de leurs camarades. Un peu plus loin la patrouille s’arrête sur une hauteur pour que les chevaux respirent un peu. Au grand étonnement du Lieutenant, les Cheyennes s’intéressent seulement au fourgon.

 

A

 

J’ai atteint le camp des Tonkewas et je parle avec mon vieil ami, le Chef Grand Elan.

<< Mange bien Longs Cheveux ! Il y a trop longtemps que tu t’es trouvé au milieu de tes frères Tonkewas ! >> - ((Longs Cheveux c’est mon surnom donné par les indiens)) -

<< C’est vrai Chef ! Après nous parlerons de ce qui m’amène parmi vous. >>

La femme de Grand Elan, Fleur de Lune se trouve avec une vieille sorcière.

<< Parle, O ancienne ! Que disent les os au sujet des discussions de mon mari et de Longs Cheveux ? >>

La sorcière prévoit de graves dangers pour une prochaine expédition, des dangers que seule Fleur de Lune pouvait faire éviter !

<< Je vais demander à mon mari de m’emmener avec lui dans cette expédition ! >>

La sorcière lui tend un sac et lui dit.

<< Attends ! Prends cette médecine, pour le sauver tu auras besoin d’une aile d’aigle et d’un os d’une patte d’un cerf rapide. >>

Fleur de Lune implore Grand Elan de l’emmener avec lui, mais le chef se montra ferme et le lendemain avant le départ, il refusa catégoriquement qu’elle fasse partie de l’expédition.

Grand Elan et ses braves ainsi que moi-même, sommes en route vers le Ford Wild, heureux de nous retrouver ensemble pour le combat à venir.

Cette nuit la, en bordure des territoires Cheyennes, Fleur de Lune voit de loin les Tonkewas dresser leur camp pour la nuit. Ayant faim et froid, n’osant pas dormir. Le lendemain à l’aube cette courageuse squaw se met en route pour suivre de loin les siens. Elle aperçoit un guetteur Cheyenne, la gorge sèche, le cœur battant, la jeune femme quitte la piste que suit son mari pour se lancer sur les traces du Cheyenne qui s’éloigne au galop. Soudain au bord d’un canyon, le Cheyenne saute à terre. Fleur de Lune, étend sur le sol la médecine que l’ancienne lui avait remise et sa main soudain rencontre une pierre ronde. Le Cheyenne veut signaler, en agitant son arc l’arrivée des Tonkewas et de Kit Carson, à ses congénères. Lorsque le Cheyenne se remonte sur son cheval pour continuer à espionner les Tonkewas, Fleur de Lune lance avec force la pierre. Le guerrier touché à la tête, s’écroule sur le sol complètement assommé.

Fleur de Lune ramasse l’arc et les flèches du Cheyenne, elle espère arriver à temps pour prévenir son mari de l’imminence d’une attaque.

 Trop tard ! Du haut de la colline ou Fleur de Lune se trouve, elle aperçoit les Cheyenne qui se regroupent pour attaquer les Tonkewas. Elle pense à la médecine de l’ancienne, Fleur de Lune se souvient de l’os de l’aile d’aigle. En utilisant une longue mèche de cheveux elle attache cet os à l’une des flèches. Utilisant ses pieds pour bander l’arc au maximum, elle envoit la flèche voler au dessus de la vallée. La flèche fend l'air, le vent siffle dans le creux de l’os comme un cri strident !

J’entends le bruit produit par cette flèche ainsi que Grand Elan qui comprend de suite le signe de la flèche sifflante. Nous avons juste le temps de monter sur nos chevaux quand brusquement la vallée se mit à  fourmiller de Cheyennes poussant des cris de haine et de fureur. Attaqués par surprise nous aurions été anéantis, prévenus nous faisons face en causant d’énormes pertes à nos adversaires. Le combat est rapidement terminé. En hurlant de colère les Cheyennes prennent la fuite. A ce moment la, j’aperçois un cavalier qui vient vers nous d’une allure rapide, en croisant les Cheyennes en déroute. C’était Fleur de Lune, soudain son cheval tombe épuisé par cette course. Les cris des Cheyennes se transforment en hurlements de triomphe. Alors que les Cheyennes attaque celle qui a provoqué leur déroute. Je m’abattis sur eux en tirant de toute part pour sauver Fleur de Lune. Les Cheyennes n’insistent pas et disparaissent de la vallée, certainement peu glorieux de cette défaite.

La colère de Grand Elan devant la désobéissance de sa femme est vite oubliée, elle a sauvée nos vies, à tous !

<< Nous ne pouvons la renvoyer Grand Elan, il est heureux qu’elle nous ait suivis ! Qu’elle vienne donc avec nous. >>

<< Qu’il en soit comme tu dis, Longs Cheveux. >>

Prévenu, Couteau de Fer arrive avec des renforts mais nous étions trop près du Fort pour que les Cheyennes puissent nous attaquer. En colère contre ses guerriers, perdre une bataille à cause d’une femme ! Couteau de Fer dit :

<< Je veux le scalp de Longs Cheveux au bout de ma lance ! >>

Mais la colère de Couteau de Fer se calme rapidement à la pensée de sa nouvelle puissance. << Maintenant je possède l’argent des blancs volé dans leur fourgon, je vais pouvoir acheter des fusils ! >>  

Nous sommes accueillis au Fort par des acclamations, les soldats connaissent les Tonkewas et leur courage au combat. Je présente mes amis au Colonel.

<< Voici le Chef Grand Elan et voici Fleur de Lune, sa femme. C’est elle qui vient de nous sauver la vie ! >>

Pendant que les braves prennent un repos bien mérité, le Colonel m’apprend l’attaque du fourgon de la paye des soldats. Je ne comprends pas, les Cheyennes laissent filer les hommes pour s’emparer de l’argent dont ils ne savent que faire.

 

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Le lendemain j’aperçois dans la cour le Sergent Kowaks, je me souviens de l’avoir vu en compagnie de Jud Wheeler. Dans une conversation, le Lieutenant Hanson me dit que Kowaks s’était porté volontaire pour la patrouille à la suite de l’accident du Sergent Benson. Tout cela ne me plait guère, je vais suivre ce Kowaks. En ville, je remarque que Kowaks passe beaucoup de temps pour régler ses affaires dans l’arrière boutique de Scranton. A l’intérieur de la boutique le Sergent reçois la récompense par Scranton, pour son rôle dans l’attaque du fourgon.

<< Hein ? Quoi vous aviez pourtant dit deux mille Dollars ! >>

<< Du calme, vous aurez le reste lorsque Jud sera parvenu à vendre les fusils aux Cheyennes. Il est en route avec la cargaison ! >>

Je rentre dans le magasin de Scranton, le Sergent sort de l’arrière boutique, il est très gêné de me voir en ce lieu. Il me fait un signe de tête et rejoint le chariot qui l’attend dehors. Pensif, je le regarde partir. Scranton m’adresse la parole.

<< Tiens bonjour Carson ! Avez-vous récupéré l’argent de l’armée ? >>

<< Ne vous inquiétez pas Scranton, je m’en occupe ! >>

Avant de quitter la ville je procède à quelques petites enquêtes, Jud Wheeler et un compagnon ont quittés la ville le matin de bonne heure avec un chariot rudement chargé. Je retourne au Fort pour avertir le Colonel Greer, celui-ci me laisse carte blanche pour élucider cette triste affaire.

<< Nous n’avons pas une heure à perdre mon Colonel ! Surtout pas si mon intuition est exacte. Je pars avec les Tonkewas, ils iront plus vite que vos soldats ! >>

 

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Avec les Tonkewas, je prends la piste pour retrouver les traces du chariot de Wheeler. Les Tonkewas trouvent bien vite la piste du chariot et celle-ci mène en plein territoire Cheyennes. Nous arrivons en vue du village Cheyenne, juste au moment ou le chariot y pénètre. Couteau de Fer et ses braves attendent impatiemment les fusils volés. Avec mes amis nous maitrisons les guetteurs sans bruit. Je rentre dans le camp avec Grand Elan, les braves prirent position en attendant mon signal pour passer à l’attaque. Tandis que les Cheyennes se pressent autour du chariot. Un tepee est bien gardé par un garde, Grand Elan s’occupe du garde pendant que je rentre dans le tepee. A l’intérieur se trouve un vieillard, un blanc il s’appelle Ned Tolley il est chercheur d’or, pendant que je le libère, il nous raconte rapidement comment les Cheyennes lui ont volés ses sacs d’or. Plein de petits tonnelets sont stockés dans le tepee, le chercheur me dit :

<< C’est de la poudre Carson ! >>

Cette poudre me donne une idée et rapidement je verse une longue trainée avant de rejoindre les guerriers Tonkewas.

<< Ned ! Allumez cette poudre dès que j’en donnerais le signal ! >>

Je donne le signal à Ned qui s’exécute de suite. Quelques secondes suffirent pour que le village soit secoué par une violente explosion. Les Cheyennes se dispersent tandis que les deux renégats se cramponnent au chariot. Cette explosion est le signal de l’attaque, les Tonkewas tombent comme la foudre sur les Cheyennes. Wheeler et son compagnon veulent s’enfuir avec le chariot, je bondis à bord et d’une brusque poussée, je jette Wheeler hors du chariot. Son comparse suit le même chemin ! Avant que les Cheyennes aient pu reprendre leurs esprits, Grand Elan et ses braves sont maitre du village. Je rejoins Grand Elan, avec mes deux prisonniers.

Il me reste une chose à accomplir, avant que le soulèvement des Cheyennes soit complètement réduit. Il fallait une fois pour toutes abaisser l’orgueilleux Couteau de Fer. Alors que les Cheyennes se regroupent, je donne à Couteau de Fer une chance de se relever ou d’être abattu à jamais.

<< Ecoutez-moi, si Couteau de Fer peut vous conduire à la guerre, qu’il vienne donc se mesurer à moi en un combat singulier ! >>

Je savais que Couteau de Fer ne refuserait pas et qu’il combattrait furieusement. Alors que le Chef Cheyenne est déjà presque sur moi, je me laisse tomber en étendant brusquement mes jambes en un ciseau foudroyant. Furieux le Cheyenne roule à terre, je me relève et termine le combat avec un terrible punch au menton. Les braves se précipitent en poussant des cris de stupéfaction. Je leur lance alors un sévère avertissement :

<< Maintenant écoutez-moi bien ! Couteau de Fer ne vous aurait donné que souffrances et misères ! Emmenez vos tribus et retournez à vos tepees, O Chefs ! >>

 

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Lorsque le Colonel Greer arrive avec ses hommes pour nous aider, tout est terminé et les tribus Cheyennes commençaient à se disperser. Les Sous chefs laissent Couteau de Fer à son sort.

Le Colonel est étonné de la qualité des fusils trouvés dans le chariot.

<< Tonnerre Kit ! Il me faudra des années pour que mes hommes aient des fusils comme ceux-ci. >>

<< Vous en aurez pas besoin mon Colonel, regardez, ils s’en vont. Je crois que maintenant vous n’avez plus rien à craindre des Cheyennes ! >>

Jud Wheeler et son compagnon sont arrêtés, l’argent récupéré après la défaite des Cheyenne.

Le Colonel est heureux, pour lui c’est terminé. Je lui dis que le cerveau de toute cette histoire c’est Scranton le propriétaire  du magasin en ville. Deux heures plus tard, je me trouve devant le magasin, un cheval de l’armée est attaché devant. Je rentre dans le magasin.

<< Bonjour Scranton vous partez ? N’attendez vous pas l’argent de Couteau de Fer pour les fusils que vous lui avez livrés ? >>

<< Ca ne vous regarde pas Carson, je n’ai jamais entendu parler de fusils à répétition et….>>

<< Alors, comment savez vous qu’il s’agissait de fusils à répétition ? >>

L’instant d’après Scranton poussa un cri pour appeler Kowaks qui bondit d’une pièce proche tout en dégainant son revolver. Je me lance sur le coté en tirant sur Kowaks, celui-ci en tirant blesse Scranton à l’épaule. Mes deux assaillants sont hors de nuire, Kowaks est blessé grièvement au niveau du ventre et Scranton blessé doublement ,  une fois à l’épaule mais surtout dans son amour propre.

Je livre les deux trafiquants au Colonel du Fort, maintenant il peut considérer cette affaire définitivement close. Mon ami Grand Elan est présent avec sa femme et les Tonkewas.

<< A bientôt Grand Elan, et merci pour ton aide ! >>

<< C’est nous qui te remercions, ce fut un honneur que de combattre auprès de notre frère blanc...... >>

 

Ainsi, la paix régna de nouveau dans les grandes plaines balayées par le vent !!!

 

KIT CARSON

Publié dans Editions IMPERIA

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