Les trappeurs

Publié le par kit.2000

Très souvent ce sont des hommes, qui décident de vivre isolés du monde et de sa violence, d’anciens militaires ou des aventuriers aimant la nature ce qui est primordial. Leurs vies se passent essentiellement dans les bois et forêt ou dans  les montagnes. Des cabanes rudimentaires leurs servaient de point d’attache pour entreposer les peaux et se reposer de leur longue journée de trappe mais très souvent ils dormaient à la belle étoile.

Davy Crockett - ours 1

 

Ils vivent de leur propre chasse et font le commerce des fourrures de castors, ours, visons, ratons laveur et tous autres animaux à poils  qui peuvent se vendre ou s’échanger contre des victuailles ou de la poudre pour fusil dans les comptoirs commerciaux prévus à cet effet.  Beaucoup de comptoirs se trouvaient au Canada. Très souvent le trappeur est seul pendant des mois sans voir âme qui vive. Il croise de temps en temps des troupes d’indiens pendant ses déplacements et certains fraternisent avec ceux-ci au point de vivre pratiquement avec eux. Ce qui occasionne des unions entre trappeurs et les femmes indiennes. L’homme des bois fonde une famille et ne pense en aucun cas reprendre une vie soit disant plus civilisée. L’amour de la nature et des siens lui apportent tout le bonheur nécessaire pour survivre parfois dans des conditions précaires et très éprouvantes surtout pendant les périodes de grands froids. D’autres trappeurs préfèrent continuer leur trappe seuls et quand ils estiment avoir assemblé un bon  pécule, décident de reprendre une vie plus douce dans les grandes villes ce qui ne devait pas être évident pour eux. Etre trappeur était un travail d’une grande dureté  mais la liberté de vivre était totale. Tous les indiens n’étaient pas sympathiques, il y avait de temps en temps  des heurts suivis de vols de peaux  et parfois plus grave des combats avec des tribus plus ou moins belliqueuses. Mais généralement l’entente était cordiale avec le respect mutuel entre les deux parties. Surtout respecter les us et coutumes des hommes rouges c’était une des principales qualités du trappeur pour une bonne cohabitation, celui qui outrepassait ces droits pouvait vivre de très mauvais moments ou tout simplement y perdre la vie. Le territoire de chasse d’un trappeur pouvait en croiser un autre mais chacun respectait les pièges et les prises de l’autre.

Davy Crockett, le plus célèbre des trappeurs est originaire du Tennessee, tout jeune il confectionne un bonnet issu de la peau d’un raton laveur tué pendant l’une de ses chasses. Ce bonnet est repris par de nombreux trappeurs de l’époque. Il fait fureur également dans la bande dessinée repris par les dessinateurs de Blek le roc, Captain Swing, Caribou, Trapper John  et bien d’autres. Le bonnet de Crockett est à la mode et pour les lecteurs, ce bonnet est la représentation même d’un vrai trappeur. Davy Crockett était surnommé le tueur d’ours, tout gamin et durant toute son existence il tua de nombreux ours. Sa légende parle d’un combat au corps à corps  avec un grizzli  qu’il tua au cœur à l’aide de son coutelas. Ce combat lui donna une grande renommée et une immense admiration de la part des indiens et des trappeurs. D’autres personnages célèbres comme Kit Carson et  Jim Bridger ont également fréquenté la trappe, avant de poursuive l’un et l’autre de grandes carrières dans l’ouest américain.

 FILM: Jeremiah Johnson

Jeremiah Johnson de Sydney Pollack sorti en 1972 avec Robert Redford. Ce film que je trouve exceptionnel et qui raconte parfaitement la vie d’un trappeur est pour moi un vrai régal. Il montre bien le besoin de solitude de  Jérèmiah et la vie d’un trappeur en général.

Jeremiah Johnson

 

Publié dans Histoire de l'Ouest

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kit.2000 15/03/2010 21:51



Entièrement d’accord pour les salles, mais ce type de film ou la nature passe en premier ou les acteurs dialogues peu mais à bon escient.  Un acteur par son charisme qui donne
une  profondeur à ce film par les regards et ses attitudes. C’est quand même très agréable à regarder il faut rentrer dans ce film comme si vous plongiez dans un livre et
franchement je préfère ce genre de scénario au film plus récent ou tout le monde parle en même temps avec des scènes  d’une accélération infernale. J’ai regardé Jérémiah Johnson
avec des jeunes d’une vingtaine d’années, ils sont bien entrés dans le contexte et appréciés ce film.




Grand-Sachem-la-Brocante 15/03/2010 21:25


Un des premiers films écologiste!
Un film qui ne resterait pas quinze jour à l'affiche de nos jours car il a une qualité dont plus personne ne veut plus: c'est un film lent!