Flèche - Volante par Fritz Steuben

Publié le par kit.2000

  Une très belle histoire racontée par Fritz Steuben. Tout jeune, pour avoir réussi notre certificat d'étude, le directeur de notre établissement, a offert un livre pour chacun des élèves. Ainsi, j'ai découvert pour la première fois ce livre des Editions de l'amitié écrit par Fritz Steuben <<Flèche Volante>>. Depuis je ne me lasse pas de le lire et de le relire. Ce livre m'a certainement donné le goût pour l'histoire des indiens d'Amérique et de leur culture. Dans cet article je vous présente la préface écrite par Fritz Steuben qui était un écrivain Allemand. Il appréciait très fortement l'histoire des peuples Amérindiens. J'ai un grand respect  pour l'homme et l'écrivain.

 

 Tecumseh1

 F. STEUBEN

 

Flèche-Volante

 

Année 1964

 

EDITIONS DE L'AMITIE

 

G.T. RAGEOT - PARIS

 

Traduction de G. BOULOGNE

 

Illustrations de P. NOEL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Représentez-vous ceci : la vieille Gaule, au temps du Christ, avec ses armes primitives, ses clans peu nombreux, qui forment ensemble des espèces de vagues familles ; et au milieu de tout ce monde encore sauvage arrivent des Européens du XVIIIe siècle, bien armés, civilisés, brutaux, menteurs, bref, munis de tous les défauts de l’homme qu’on dit « civilisé ».

 Eh bien ! représentez-vous maintenant un pays six fois, dix fois, vingt fois plus grand que cette vieille Gaule, et vous Tecumseh2aurez une idée exacte de la situation dans laquelle se sont trouvés les indiens de l’Amérique du Nord à l’époque où se place notre histoire.

 Ces Indiens ressemblaient d’ailleurs beaucoup à nos anciens Gaulois. Je sais bien qu’ils ne savaient pas travailler les métaux. Mais ils vivaient, tout comme les Gaulois, dans des villages fortifiés. Ils chassaient et pêchaient, ne cultivaient presque pas les terre. C’étaient des habitants de la forêt. Ils avaient bon cœur, accueillaient aimablement les voyageurs, se battaient comme des lions, aimaient plus que tout leur liberté ; et leur justice était tout simplement la vengeance du sang par le sang. Dans la guerre, ils étaient plus cruels que les Gaulois, mais ils avaient de bonnes raisons pour cela. Vous allez bientôt le voir. Ces Indiens ont lutté pendant deux cents ans contre l’invasion des blancs. Lorsque les deux camps étaient à égalité de nombre et d’armement, c’étaient ordinairement les indiens qui restaient les vainqueurs. Ils avaient le droit de leur côté : car il n’existe pas de peuple qu’on ait plus brutalement trompé, volé, chassé de forêt en forêt et de province en province, que les Peaux-Rouges. Les blancs avaient sans doute du courage, de la ruse, de la persévérance : ils étaient surtout beaucoup mieux armés.

  Je vais vous raconter une de ces guerres entre les blancs et les Peaux-Rouges. C’est l’histoire de Tecumseh, l’un des hommes les plus vaillants qu’ait possédés la race Peau-Rouge : et ce n’est pas peu dire, car vous savez qu’elle n’en manque pas.

 Tecumseh – on l’appelle aussi Tecumtha – était Shawano – on dit aussi Shawnee. C’est-à-dire qu’il appartenait à une petite tribu qui portait ce nom. Il vivait dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Il réussit à réunir tous les Peaux-Rouges en un immense armée. Les Indiens des grands lacs du Nord en étaient, aussi bien que ceux de la Floride, au Sud. Tecumseh fut un grand chasseur, un guerrier invincible et un orateur très admiré. Il joua un rôle plus important encore comme homme d’Etat. Il est mort au champ d’honneur, pendant la guerre entre les Anglais et les Américains, alors qu’il était général de brigade dans l’armée anglaise : et on peut dire qu’il fut pleuré des ses ennemis comme de ses amis. Les Américains le considèrent encore aujourd’hui comme un héros national, et pourtant il n’a jamais haï personne autant que les Américains !

 Je vais donc essayer, dans ce roman, de vous faire voir comment vivaient les Indiens, paysans ou chasseurs, et je vous montrerai aussi bien leurs défauts que leurs qualités. En passant, je vous montrerai leurs coutumes, leur façon de vivre. Vous allez apprendre, par exemple, que les indiens avaient une sorte de football dont ils jouaient avec autant de passion que vous-mêmes aujourd’hui. Vous verrez que beaucoup de tribus Peaux-Rouges, que vous croyez toutes nomades, étaient en réalité fixées en des endroits précis, comme des paysans, parce qu’elles cultivaient la terre, et s’établissaient près de leurs champs. Vous verrez que leurs villages et leurs villes étaient la plupart du temps fortifiés, et qu’elles vivaient autant dans des maisons que dans des tentes. Je vous parlerai de leurs habits, de leurs armes, de leurs canots, de leurs instruments de musique, comme j’ai pu les étudier sur des modèles de l’époque.

 

 F. STEUBEN

 

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Publié dans Tecumseh

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grand-sachem-la-brocante 14/07/2010 21:13



Superbe souvenir!  heureux de ton retour sur la blogosphère. Tes derniers articles datent de le fête de la musique, un nouvel article pour la fête nationale...j'espère te relire avant la
Tousaints !



kit.2000 14/07/2010 21:39



Ahahahahah !!! Tu sais la vie ne tourne pas toujours comme nous voudrions ! Mais je vais reprendre du service et je tiendrais ma place au coté de mon frère rouge.